Zooms

Attentat du Bataclan, dix ans après, rien n’a changé ! Le Zoom - Daniel Habrekorn - TVL

Publiée le 24/02/2026

Écrivain et poète, Daniel Habrekorn est le propriétaire du Bataclan, salle mythique frappée par l’attentat islamiste du 13 novembre 2015. Dix ans ont passé. Invité de TVLibertés pour son livre sobrement intitulé "Bataclan" (Robert Laffont), il revient sur cette nuit tragique qui fit 130 morts et 350 blessés graves.

Présent au matin du 14 novembre devant sa salle dévastée, il évoque un sentiment de "courageux amateurisme". Il pointe sévèrement du doigt la pluralité des commandements, les rivalités entre services, un cloisonnement paralysant et les carences du renseignement français. S’il salue sans réserve le courage des policiers engagés ce soir-là, il met en cause la responsabilité politique au sommet de l’État. Il affirme avoir souhaité et attendu la démission de François Hollande, ainsi que celle du ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve.

Après une année de travaux, le Bataclan a rouvert ses portes en 2016 et vient de célébrer ses 160 ans. Depuis 115 ans, la famille Habrekorn veille sur cette scène historique. Pour son grand-père, son père et lui, le Bataclan n’est pas qu’une salle : c’est la mémoire vivante des milliers d’artistes qui s’y sont produits et qui ont marqué son histoire.

Zoom - Marsault : La politique française passée (cruellement) à la machine à laver

Publiée le 04/11/2026

Dessinateur autodidacte, connu pour BREUM et son personnage Eugène, Marsault revient avec "La France de gauche à droite". Un ouvrage qui, prévient Eugène, pourrait bien heurter les âmes sensibles. L’auteur le garantit d’ailleurs totalement dépourvu de la moindre bienveillance. Le mot d’ordre est donné : pas de quartier !
En quarante portraits au vitriol et souvent hilarants, Marsault distribue les coups et touche ses cibles. Profs, politiciens, boomers, féministes, juifs et antisémites : personne ne semble à l’abri. Les artistes de gauche comme de droite ont eux aussi droit à leur règlement de comptes. Au fil des pages, une conviction se dessine : seuls les esprits rebelles trouvent grâce à ses yeux. Ceux qui refusent les conformismes, les postures et les vérités obligatoires.
Se déclarant « accélérationniste », Marsault assume son désir de voir "tout cramer". Avec l’espoir, affirme-t-il, que nos peuples puissent revenir sur des bases nouvelles et saines.