Zooms

Grand Angle (Pierre-Yves Rougeyron) : Mafias et multinationales : vers une planète bananière ?

Publiée le 11/02/2021
Pour ce "Grand Angle", Pierre-Yves Rougeyron reçoit Nicolas Faure, consultant et auteur avec Toufic Beainy de "Multinationales ou mafias" aux éditions Perspectives Libres. Le but des auteurs de cet essai est de prouver les similitudes multiples qui existent entre le PDG d’une entreprise multinationale, tel que décrit par la presse économique et les œuvres audio-visuelles, et un parrain de la mafia, campé par Don Corleone et incarné dans la trilogie "Le Parrain" de Francis Ford Coppola. Les essayistes, en pratiquant des allers-retours et des comparaisons en terme de concepts et d’idées entre ces deux personnages, notamment grâce à l’aide des sciences sociales, démontrent l’interaction entre ces deux types d’individus, lesquels appartiennent à deux mondes complètement différents et pourtant si semblables par certains aspects. Mafias et Multinationales contre les peuples : Va-t-on vers une planète bananière ?

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.