Zooms

Le Zoom avec Thomas Clavel : Le roman fiction (?) de la dictature sanitaire

Publiée le 22/04/2021
Une étrange pandémie fait planer la menace d’une cinquième vague. Sur les réseaux sociaux, la célèbre blogueuse Nahama, "ambassadrice de l’hygiène publique", traque et dénonce les hérétiques de la religion sanitaire. Axelle, jeune chercheuse en biologie marine, va faire les frais de cette hystérie délatrice à cause d’une photo de groupe sur laquelle elle a posé sans masque ! Commence alors une irrésistible descente aux enfers...
Dans son dernier roman "Hôtel Beauregard", Thomas Clavel nous plonge dans les abysses du cyberharcèlement et de l'Etat profond. Un récit tour à tour drôle, tendre et bouleversant.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.