Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°69 - Jean Sévillia : Déjouer les mensonges sur l’Histoire !

Publiée le 19/10/2025

Il y a une trentaine d'année, un homme d’influence, riche et patriote (il y en avait encore...), alarmé par le déluge de falsifications de l'Histoire et la déliquescence de l’enseignement public, proposa à Jean Sévillia, qui était déjà l’une des plumes les plus en vue du Figaro, de lancer une revue trimestrielle de "ré-instruction publique", qu’il se proposerait de financer. Jean Sévillia me parla de ce projet, auquel nous rêvâmes un temps, jusqu’à ce que le précieux financier disparaisse brutalement. Du moins découvris-je ainsi les merveilleuses qualités de cet homme d’une érudition prodigieuse, toujours affable, et toujours capable d’instiller une once de scepticisme dès qu’une simplification lui paraît discutable, même si elle se fait au service d’une bonne cause : sa seule cause est la vérité. Voici, en deux Conversations, le parcours de l’auteur à grand succès du Terrorisme Intellectuel, d’Historiquement Correct (sans cesse réédité en poche), de biographies qu’on ne peut citer toutes tant est foisonnante son œuvre, souvent traduite dans toute l’Europe. De l’histoire de l’Autriche, son pays de cœur, à celle de l’Algérie, en passant par la véritable histoire de la Loi de 1905, sans oublier (mais comment ne pas en oublier ?) son dernier livre "Les Habits Neufs du Terrorisme intellectuel", préfacé par Mathieu Bock-Côté - suivons cet homme qui semble infatigable quand il s’agit de détruire les mensonges les mieux installés du "politiquement correct". Il est rare que cet homme pudique et discret se livre autant qu’il le fait dans ces Conversations : de bout en bout un régal, que les fidèles de TVLibertés doivent tenir pour un privilège…

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Michel Onfray (2ème partie) - "Je suis judéo-chrétien"

Publiée le 02/08/2026

Michel Onfray est l’un des rares personnages qui m’intimident : l’extraordinaire agilité de son intelligence, sa très vaste érudition mise au service d'une force de travail qui ne l’est pas moins (il a déjà publié plus de 150 livres !), par dessus tout son permanent souci de la vérité, dût-il brûler ses vaisseaux pour pouvoir la dire, en font l’un des rares intellectuels français universels, capable de s’adresser à tout Français - outre qu’il est le plus traduit de nos philosophes et essayistes, son rayonnement à l’étranger faisant honneur à la France.

Dans une première conversation, il s’est livré avec beaucoup de simplicité et de confiance en nous parlant de son Père, figure marquante entre toutes, de sa mère, de son enfance dans une ferme modeste de Normandie. Nous poursuivons ici ce récit avec les années où il fut placé dans un orphelinat catholique, où le réflexe qui le fit écrire dès l’âge de 10 ans fut pour ainsi dire la clef de sa prison,  ses premiers ouvrages publiés très jeune, son refus obstiné de toute carrière universitaire, sa farouche indépendance d’esprit. Celle-ci ne fut pas mise en défaut, comme elle aurait pu l’être, lorsque, dans les premiers années du nouveau siècle ( il avait quarante ans)  l’anarchisme obstiné de ses premiers écrits fut pris comme à rebours par l’évolution de notre civilisation, laquelle révéla année après année que, tandis que s’installait une bien réelle anarchie, il découvrit assez vite  qu’il n’y avait fait pas , pour reprendre la célèbre formule soixante-huitarde, « sous les pas pavés la plage », mais au contraire « sous les pavés la barbarie ». D’autres auraient pus s‘accrocher à leurs premières fixations idéologiques : il n’en fit rien, et, analysant notre monde tel qu’il évolue, ou tel qu'il s'effondre, il engagea une véritable révolution intellectuelle qui lui permet de découvrir les plus fraîches, et les plus terribles vérités sur la profonde « décimalisation » qui prend à la gorge l’ancien libertaire. Une conversation sans fin…