Passé Présent

Passé-Présent - Les Phalanges espagnoles ou le national-syndicalisme

Publiée le 20/05/2026

L’Espagne des années 1930 – tout le monde croit la connaître : d’un côté les républicains, de l’autre Franco, et entre les deux, une guerre civile. Mais il existe un troisième acteur, méconnu, mal compris : la Phalange espagnole. Ce mouvement de jeunes intellectuels qui voulaient dépasser à la fois le marxisme et le capitalisme libéral, fondé en 1933 par José Antonio Primo de Rivera – fils du général Miguel Primo de Rivera, qui dirigea l’Espagne entre 1923 et 1930, avocat brillant, fusillé à 33 ans –, a bouleversé la politique espagnole avant d’être absorbé, vidé de sa substance, par le régime de Franco. Comment est né ce mouvement ? Quelle était véritablement sa doctrine ? Et que reste-t-il de son héritage dans l’Espagne d’aujourd’hui, où des sondages récents montrent que plus d’un Espagnol sur trois a une opinion favorable de Franco ? Pour répondre à ces questions, Passé/Présent reçoit Michel Festivi, auteur de « Les Phalanges espagnoles », qui vient de paraître aux éditions Synthèse nationale.

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.