Zooms
Zoom - Arnaud Folch : L’Histoire interdite ou les vérités dérangeantes
Le troisième opus de "Histoire Interdite" sort dans les kiosques et poursuit la série à succès de ces numéros hors-série de Valeurs Actuelles dirigés par Arnaud Folch. Pourquoi un tel engouement pour L’Histoire interdite ? Parce que les Français veulent enfin une histoire sans œillères, affranchie du prêt-à-penser, capable d’éclairer notre présent à la lumière du passé.
Le troisième volume du numéro hors-série de Valeurs actuelles prolonge l’enquête. Fruit d’un an de recherches, il révèle les zones d’ombre de notre histoire nationale : les massacres du FLN, Melouza, l’Oradour algérien, la rencontre taboue de De Gaulle et Franco, les sabotages perpétrés par le PCF, les secrets de la guerre Balladur-Chirac ou encore les dernières heures de Pierre Laval ou le mythe de la bataille de Valmy.
À contre-courant d’une historiographie officielle dominée par l’idéologie, la censure et l’oubli, "L’Histoire interdite" redonne sa place à la vérité, parfois et même souvent dérangeante. Car rien n’est plus dangereux que le mensonge des vainqueurs. "Rien de plus faux, de plus faussaire que l’histoire officielle", écrit Arnaud Folch. Et c’est pour cela que ce hors-série, numéro après numéro, séduit un lectorat toujours plus large : celui de ceux qui veulent comprendre avant de juger, apprendre avant d’oublier.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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