Zooms

Zoom - Cardinal Gerhard Müller : La force de la vérité

Publiée le 04/10/2020
Ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, la plus haute autorité doctrinale de l'Eglise, de 2012 à 2017, le cardinal Gerhard Müller vient de publier un ouvrage sur la crise politique, morale et culturelle que traverse l'Occident : "La force de la vérité. Les défis posés à la foi catholique dans un monde qui n'est plus chrétien". Il répond aux questions de Jean-Pierre Maugendre sur le rôle de la Congrégation pour la Doctrine de la foi dans l'Eglise, la crise des catéchismes, les ambiguïtés de certaines déclarations magistérielles (Amoris Laetitia), la notion de "pleine communion", les rapports de la foi et de la raison, la crise de la modernité...

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.