Zooms

Zoom - De boue et de sang : Laurent Obertone dans le fracas de la France médiévale

Publiée le 08/12/2025

Journaliste reconnu pour ses enquêtes sur les violences contemporaines, Laurent Obertone revient avec "De boue et de sang" aux Editions Magnus, où son goût pour l’histoire s’exprime avec une intensité renouvelée.

Dans ce récit de chaos et de violence, il plonge le lecteur au cœur de la guerre de Cent Ans, époque sombre où la vérité de l’homme se révèle face au réel. Pour incarner cette humanité confrontée au tragique, il crée Jehan, héros imaginaire évoluant à la croisée des chemins : entre survie et vaillance, entre les ombres de la guerre et la lumière des cathédrales. Jehan se définit comme "l’exécuteur de l’ordre des choses", reflet de la brutalité du monde médiéval et de la clairvoyance tragique du personnage.

Sur sa route surgissent des figures historiques éclatantes comme La Hire et Jeanne d’Arc, sainte et héroïne de la patrie, symbole de courage et de patriotisme. La notion essentielle de ce roman foisonnant prolonge chez Obertone une vision virile et presque sacrificielle de l’homme, où dignité, liberté et grandeur se construisent par l’épreuve, le sang et la boue. Les batailles, les trahisons et les sacrifices rappellent que la noblesse ne s’hérite pas mais se conquiert par le courage et la fidélité.

L’intensité tragique et héroïque qui traverse tout l’ouvrage est en fait sa puissance et son originalité. Du grand Obertone !

Zoom - Marsault : La politique française passée (cruellement) à la machine à laver

Publiée le 04/11/2026

Dessinateur autodidacte, connu pour BREUM et son personnage Eugène, Marsault revient avec "La France de gauche à droite". Un ouvrage qui, prévient Eugène, pourrait bien heurter les âmes sensibles. L’auteur le garantit d’ailleurs totalement dépourvu de la moindre bienveillance. Le mot d’ordre est donné : pas de quartier !
En quarante portraits au vitriol et souvent hilarants, Marsault distribue les coups et touche ses cibles. Profs, politiciens, boomers, féministes, juifs et antisémites : personne ne semble à l’abri. Les artistes de gauche comme de droite ont eux aussi droit à leur règlement de comptes. Au fil des pages, une conviction se dessine : seuls les esprits rebelles trouvent grâce à ses yeux. Ceux qui refusent les conformismes, les postures et les vérités obligatoires.
Se déclarant « accélérationniste », Marsault assume son désir de voir "tout cramer". Avec l’espoir, affirme-t-il, que nos peuples puissent revenir sur des bases nouvelles et saines.