Zooms

Zoom - Didier Béoutis : Les écrivains dans la deuxième guerre mondiale

Publiée le 27/04/2021
Ils étaient 197. Leur nom est gravé au Panthéon. Ils furent l’honneur de la France. Pour elle, ces 197 écrivains firent le sacrifice suprême. Hommes ou femmes, célèbres ou peu connus, chrétiens, juifs ou athées, de droite ou de gauche, Français libres ou Résistants, c’étaient des héros purs, des âmes fortes, au courage indomptable, dont la courte biographie dans ce livre porte témoignage. Tous avaient une œuvre en cours et une place dans le monde des lettres, que les Allemands supprimèrent en commettant des actes barbares. Ces écrivains combattants sont des martyrs. Dans les camps d’extermination ou ailleurs, la Gestapo les liquida d’atroces manières. Ils furent fusillés, abattus à la mitraillette, assassinés de mort lente en étant épuisés au travail, privés de sommeil, affamés, malades et non soignés, roués de coups, torturés, décapités ou gazés. Ils ne moururent pas en vain. Eux qui avaient la France au cœur contribuèrent à sa victoire. Le livre "Les écrivains dans la deuxième guerre mondiale" leur rend hommage.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.