Zooms

Zoom - Eric Naulleau : Grandeur et déchéance du camarade Mélenchon

Publiée le 09/04/2024

Essayiste, journaliste de radio et de télévision, Eric Naulleau est aussi un redoutable pamphlétaire et il le prouve avec un brûlot intitulé "La République, c’était lui ! - Grandeur et déchéance du camarade Mélenchon". Puisque la gauche ressemble de plus en plus au Titanic après sa rencontre avec l’iceberg fatal, Eric Naulleau s’intéresse au capitaine du navire. Relégué dans les soutes du Parti socialiste, le camarade Mélenchon eut un jour l’idée, pour gagner les galons convoités, d’abandonner toutes ses convictions. C’est ainsi que l’intransigeant républicain, le laïcard convaincu, devint le chantre du communautarisme et du séparatisme islamiste. Toute la gauche se trouva entraînée par le fond à sa suite, jusqu’au refus des Insoumis de reconnaitre le caractère terroriste des événements du 7 octobre 2023, en Israël. 

"La République, c’est lui !" est l’histoire d’un naufrage, celui d’un camp idéologique en lutte contre les valeurs fondamentales de la France, au point de faire courir à notre pays un risque de guerre civile. Eric Naulleau n’y va pas par quatre chemins : "Mélenchon est le cavalier perdu d’une gauche en pleine déroute morale, un fuyard, un traître à la nation !".

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.