Zooms
Zoom - François Waroux : Mémoires d'un officier traitant de la DGSE
Officier traitant à la DGSE durant 20 ans, François Waroux lève le voile sur la réalité de ceux que l'on appelle les "espions". Dans son ouvrage "James Bond n'existe pas", il révèle les méthodes de surveillance, les manipulations par les agents, les techniques de filature, le travail sous couverture, les méthodes de chantage. Il confie aussi les conflits moraux d'un homme des services secrets amené à faire taire sa conscience pour servir son pays. En tant que spécialiste de l'espionnage industriel et du renseignement politique, il a été envoyé en mission en Éthiopie, au Sénégal, en Tunisie ou au Pakistan. Sous une fausse identité ou intégré en ambassade sous couverture, ce Saint-Cyrien fut confronté aux dictatures africaines, au fondamentalisme islamiste ou aux arrière-cuisines des grands groupes internationaux. Pour pousser un agent étranger à trahir son pays ou inciter un employé à fournir des documents sensibles, un membre des services secrets doit savoir mentir, tromper, voler, tricher... Un témoignage rare et unique sur un métier qui fascine et sur lequel les idées reçues sont nombreuses.
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :