Zooms
Zoom - Jean-Paul Brighelli : "Je suis craint, j’ai les idées trop carrées !"
Essayiste marseillais, agrégé de Lettres, Jean-Paul Brighelli est l’auteur du livre à succès "La fabrique des crétins". Pourfendeur du wokisme et de l’islamisme radical dans le monde de l’éducation, il répond aux questions de TVL sur cet engagement. Pour lui, les choses sont simples : "Je suis craint parce que j’ai les idées trop carrées. Je prends des risques et je m’en fiche !".
Quittant la brûlante actualité politique, Jean-Paul Brighelli est venu présenter son nouveau roman historique "Soleil noir". Il nous projette au cœur du pays languedocien, en 1685. Fondé sur des faits authentiques, il se situe à l’époque de la révocation de l’Edit de Nantes et nous plonge dans les premières dragonnades contre les protestants. Un jeune seigneur d’un village martyr décide de chercher à Versailles le bras qui a tué et ordonné le massacre -le marquis de Souvré- et la tête qui pense -le roi Louis XIV. Dans sa quête de vengeance, il est accompagné d’un personnage important du roman : le docteur Balthus, un érudit qui porte avec lui les progrès de la science et de la médecine. "Soleil noir", un roman pour l'été !
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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