Zooms

Zoom - Marie de Greef-Madelin et Frédéric Paya (Valeurs Actuelles) : Normes, réglementations... les Français en crèvent

Publiée le 31/08/2020
400 000 normes, 11 500 lois, 130 000 décrets... Si nul n'est censé ignoré la loi, alors bonne chance à tout le monde ! Les Français ploient sous les contraintes, il en existe sur tout, du nombre d’œufs qu'un enfant peut manger à la crèche à la largeur des trottoirs. Et la France, clef de voûte de la construction européenne, veut souvent aller plus loin que ce que Bruxelles ordonne. Derrière l'inflation législative et normative, véritable machine folle, Marie de Greef-Madelin et Frédéric Paya (Valeurs Actuelles) dénoncent la volonté des dirigeants d'orchestrer l'obéissance de la population...

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.