Zooms

Zoom - Michel Onfray : "La gauche conceptuelle n’a que mépris pour les vies difficiles"

Publiée le 22/05/2025

Michel Onfray publie le neuvième volume de son Journal hédoniste : "L’Eternité sans bord ", carnet de réflexion et d’observations culturelles, politiques et philosophiques.

L’ouvrage débute par un chapitre offensif et mordant intitulé : "Une embellie dans les vies difficiles", une phrase de Léon Blum pour qualifier le Front populaire et l’idéal de juin 1936. Pour l’écrivain, le fait que le Front populaire ne soit pensé, ne soit pas l’objet d’études sérieuses correspond  à un principe fort : "La gauche conceptuelles n’a que mépris pour les vies difficiles".

Derrière l’évocation de 1936, Michel Onfray s’attaque aux falsifications de l’Histoire (rôle du PCF pendant la guerre, Guy Môquet, Maurice Thorez, etc.) puis aux falsificateurs des mots (Jean-Claude Millner etc.).

Onfray ne s’arrête pas là ! Il démonte les mécanismes de l’excommunication intellectuelle et fait une analyse du mécanisme qui a transformé Alain de Benoist en paria intellectuel. 

Avec courage et détermination et placé devant des contradictions apparentes, Michel Onfray démontre sa curiosité illimitée pour tous les domaines du savoir.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.