Zooms

Zoom - Norbert Kleinwächter (AfD) : « Les droits de l’Homme sont en danger en Allemagne »

Publiée le 29/12/2020
Le monde entier a été secoué, en 2020, par l’émergence du Covid-19. Tout comme la France, l’Allemagne – première puissance économique et industrielle d’Europe – a connu des politiques de confinement cette année, un recul drastique de son économie, mais aussi une opposition populaire aux mesures sanitaires du gouvernement fédéral (notamment à l’Est du pays). Une résistance sans équivalent en Europe. Selon Norbert Kleinwächter, député fédéral au Bundestag issu du parti populiste AfD (Alternative pour l’Allemagne), la situation est assez grave pour considérer que les Droits de l’Homme sont en danger dans son pays. Il redoute également que les élections fédérales prévues pour septembre 2021 ne soient repoussées à une date ultérieure en raison des décisions politiques prises au seul prétexte de la crise sanitaire. Dans un long entretien accordé en français à TV Libertés, répondant aux questions de Nicolas de Lamberterie, Norbert Kleinwächter évoque aussi un avenir économique qu’il estime très difficile pour des millions d’Allemands, ainsi que le plan de relance européen, qu’il considère n’être qu’une nouvelle mouture du « Green New Deal » voulu de longue date par Ursula von der Leyden, la présidente de la Commission européenne.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.