Zooms

Zoom - Olivia Maurel : Une seule solution, l’abolition universelle de la GPA

Publiée le 24/02/2025

"Où es-tu, maman ?", c’est le titre du livre-témoignage poignant écrit par Olivia Maurel, mère de trois enfants, née par GPA. Avec beaucoup de sincérité et d’engagement, celle qui est devenue la porte-parole de la Déclaration internationale de Casablanca explique : "Mon unique motivation réside dans le bien-être des enfants et des femmes impliquées dans la GPA. Mon expérience m’a permis de comprendre que la GPA soulève de profondes questions éthiques qui dépassent les clivages politiques, philosophiques, religieux ou culturels. Elle nous interpelle sur notre conception de la dignité et des droits humains. Il faut accepter de voir la GPA pour ce qu’elle est : la chosification du corps des femmes, la privation de liberté des mères porteuses et la falsification de leur consentement. C’est aussi des grossesses à risque, l’achat d’un enfant par contrat, transformant celui-ci en un objet de consommation, alors même que cela est interdit par nos lois et les conventions internationales".

Dans cet entretien, Olivia Maurel se garde bien de juger les parents ou de faire le procès de leur choix d’avoir recours à la GPA. Elle pointe du doigt les pays et les gouvernements qui laissent ce marché mondial proliférer et croître de manière exponentielle, sans en étudier les répercussions sur les femmes et les enfants. Parce que la GPA est son histoire personnelle, Olivia Maurel peut affirmer haut et fort : "Il n’existe qu’une seule solution à la GPA : son abolition universelle".

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.