Zooms
Zoom - Olivier Maulin : La chute de la maison France
Après "Le populisme ou la mort", Olivier Maulin vient de publier un deuxième recueil de chroniques d’exploration de la société française : "La République des copains". L’écrivain et critique littéraire de Valeurs actuelles porte un regard incisif et caustique sur les années politiques allant de 2012 à 2016. En parcourant cette période de plus de "dix ans d’âge", le lecteur est stupéfait par la très grande actualité des thèmes évoqués et la très grande résonance avec les événements de 2024. Olivier Maulin passe en revue des personnalités politiques de première importance comme Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon et François Hollande, deux hommes politiques brocardés avec talent. Olivier Maulin insiste sur des thèmes de débats actuels comme l’islamisme, les atteintes à la liberté d’expression ou la République des copains. L’ouvrage cache aussi une véritable et vibrante profession de foi avec la dénonciation du capitalisme absolu "qui détruit tout et déroule sous nos yeux le cauchemar américain mondialisé". TVL propose, en complément de cet entretien, un grand angle sur les chroniques littéraires réalisées par Olivier Maulin pour TVL en 2023-2024. Une émission de qualité à ne pas manquer
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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