Zooms
Zoom - Philippe Pascot : Corruption d'Etat : une arme pour la neutraliser ?
Dix ans après le Best-seller "Pilleurs d’Etat" vendu à 120 000 exemplaires, Philippe Pascot publie "Pilleurs d'Etat encore et encore" où il a recensé tous les abus légaux dont dispose la classe politique française en 2025 : salaire exorbitant, exonération d'impôts, retraite douillette, cumuls, emplois fictifs, déclarations d'intérêts et d'activités bidons et tant d'autres petits arrangements entre amis… "Derrière une volonté affichée de transparence et de "moralisation" de la sphère politique, nos élus continuent d’entretenir leurs propres intérêts au travers de lois de plus en plus incompréhensibles, quand nous, simples citoyens, nous devons nous serrer la ceinture". Sans parti pris, l'auteur rend compte de ce pillage d'Etat et du système qui le permet. "On ne le dira jamais assez, tous les parlementaires ne sont pas pourris. C'est même une minorité d'entre eux, mais force est de constater qu'ils profitent d'une mansuétude complice de la majorité de leurs collègues et du système mis en place" explique Philippe Pascot, qui a côtoyé les élus de tous bords pendant près de 25 ans.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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