Zooms
Zoom - Régis Le Sommier - Ukraine, Russie, Syrie… l’Occident, ami ou ennemi du Diable ?
Régis Le Sommier est reporter de guerre, co-fondateur et directeur de la rédaction d’Omerta, après avoir passé de longues années comme directeur-adjoint de la rédaction de Paris Match. Au fil de sa carrière, il a obtenu des interviews avec des dirigeants de premiers plans parmi lesquels Bachar el-Assad, le président syrien récemment déchu. C’est une illustration de la façon dont l’Occident manœuvre la figure du Diable. Dans son ouvrage "Qui est le diable : l'autre ou l'Occident ?" Régis Le Sommier rappelle comment, de la Seconde Guerre mondiale où Staline est devenu l’allié de circonstance contre Hitler, au théâtre syrien, l’histoire récente montre une véritable instrumentalisation de la diabolisation en matière de géopolitique. Le Camp du Bien œuvre pour légitimer ce qui sert ses intérêts. En usant d’instruments de propagande, de ce "complexe militaro-intellectuel" décrit par Pierre Conesa, l’Occident a su transformer ses alliés en Diable à abattre au nom de prétendues valeurs démocratiques. Une pratique généralisée qui a conduit, par un droit international à géométrie à véritable, à une perte de crédibilité globale.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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