Zooms

Zoom - Roberto de Mattei - Vatican II : l’histoire qu'il fallait écrire

Publiée le 18/05/2025

Le 8 décembre 1965 prenait fin le Concile Vatican II, un des plus longs de l’histoire de l’Église, qui s’était ouvert le 11 octobre 1962 à Rome. Cet événement a profondément marqué la vie de l’Église et conditionne encore les débats et pratiques qui animent le Corps mystique du Christ au XXIe siècle. Cependant, 60 années après les faits, il convenait qu’enfin, une véritable histoire du concile Vatican II fût écrite. Dans son ouvrage "Vatican II : l'Histoire qu'il fallait écrire", le professeur Roberto de Mattei, ancien conseiller du gouvernement italien pour les questions internationales, a suivi l’enchaînement chronologique des faits. De très nombreuses notes et un index des noms cités contribuent à faire de ce travail, indispensable complément des débats théologiques toujours en cours.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.