Zooms

Zoom - Samuel Furfari : La politique climatique de l'UE est une écodictature

Publiée le 13/05/2024

L’industrie et les citoyens européens souffrent actuellement d’une crise énergétique sans précédent. L’énergie est devenue chère et rare, en très peu de temps. Dans son ouvrage "Energie, mensonges d'Etat", l'ingénieur Samuel Furfari montre que cette crise est la conséquence directe des décisions politiques irrationnelles prises par les dirigeants européens. Pendant 64 ans, de la création de la CECA en 1952 jusqu’en 2016, l’UE a pourtant mené une politique énergétique prévoyante, protégeant les citoyens et l’industrie. Mais depuis une décennie environ, sous l’influence des ONG écologistes, les organes de direction de l’UE ont fait des choix radicaux : éliminer les ressources fossiles d’ici 2050, interdire la vente de véhicules thermiques neufs d’ici 2035, priver à l’inverse le nucléaire de toute aide et de toute planification intelligente. Et la guerre en Ukraine, loin d’être à l’origine de la crise, illustre en fait le désarmement énergétique unilatéral voulu par l’UE, que les citoyens de l’Union vont payer au prix fort : chauffage, transports et production plus chers. Désastres industriels en perspective. A très court terme.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.