Zooms

Zoom - Sergueï Kolessnikow : Les BRICS, nouveaux maîtres du monde ?

Publiée le 11/07/2024

La géopolitique mondiale se recompose aujourd’hui de manière accélérée. Après 1991, les États-Unis ont entraîné certains pays de l’OTAN vers des aventures guerrières au prétexte d’apporter la démocratie. Loin de ressouder l’Occident comme le pensent les médias, la guerre d’Ukraine c’est la grande bascule qui commence à découpler les USA et l’UE, tout en accentuant les divisions internes de leurs peuples.

À l’écart de cette agitation, le monde émergent des BRICS est en train de rassembler, autour de grands pays (Chine, Russie, Inde, Moyen-Orient pétrolier, Brésil, etc.), un nouvel ensemble qui construit son développement économique dans un espace multipolaire affranchi de la volonté hégémonique des USA, coopérant dans le respect de la culture et des traditions de chacun. La maladresse de Biden et de ses alliés européens a provoqué le rapprochement Chine/Russie, Arabie Saoudite/Iran, et la coopération politique des BRICS. L’Occident est à présent en passe d’être évincé comme pôle central dominant.

Avec son ouvrage "Les BRICS, nouveaux maîtres du monde ?", Sergueï Kolessnikow, professeur agrégé d'économie nous amène à comprendre, sans filtre idéologique, les choix auxquels nous sommes réellement confrontés. 

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.