Zooms

Zoom - Stéphanie des Horts : Les Kennedy, une famille maudite ? Le cas de John et Carolyn

Publiée le 29/04/2024

Romancière, journaliste et critique littéraire, Stéphanie des Horts retrouve, dans son 11ème roman, l’Amérique des Kennedy. Elle fait, avec fougue et sans tabous, les portraits de John Kennedy junior et son épouse Carolyn. Le couple est, sur le papier, béni des dieux. Lui est "l’homme le plus sexy de la planète" selon la presse américaine et il n’a jamais cessé de collectionner les conquêtes. Elle, si belle et mystérieuse, est devenue l’égérie du couturier Ralph Lauren. Un mariage légendaire sur une île déserte et le conte de fées vire à la catastrophe. Carolyn et John se déchirent. La drogue, le sexe, la boisson, l’adultère, la politique, la presse people toxique s’en mêlent. Le couple est damné mais il ne le sait pas.

John dit : "Etre né Kennedy n’est pas une fatalité. La fameuse malédiction n’existe pas !". Et pourtant… Dans une ultime tentative pour sauver leur union, John convainc Carolyn de l’accompagner au mariage de sa cousine. Nous sommes le 16 juillet 1999. John pilote seul l’avion privé qui va les mener à la reception. Il pilote seul. Cela n’aurait jamais dû être le cas !

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.