Zooms

Le Zoom avec Anne-Lise Blanchard : Pourquoi la Syrie n'est pas tombée

Publiée le 19/08/2020
Comment la guerre contre Daesh a-t-elle commencé ? Pourquoi ne se termine-t-elle pas ? Où sont les djihadistes ? Anne-Lise Blanchard, membre de SOS chrétiens d'Orient, répond à toutes ces questions avec la présentation de son dernier ouvrage "Carnet de route - De l'Oronte à l'Euphrate, les marches de la résurrection". Elle évoque aussi le sort réservé aux derniers chrétiens d'Orient, la façon dont l'islamisme fanatique est utilisé, et sa rencontre avec Myrna, chrétienne orthodoxe, stigmatisée, qui lors de ses extases raconte pourquoi la Syrie n'a pas subi le même sort que l'Irak ou la Libye.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.