Zooms

Le Zoom avec Gilles Freyer : Le cancérologue dont on a voulu la mort sociale !

Publiée le 03/06/2020
Directeur de l'Institut de cancérologie des hospices civils de Lyon, vice-doyen de l'Université Lyon I et professeur de cancérologie au CHU de Lyon, le professeur Gilles Freyer est devenu à 51 ans un salaud ! Le mandarin apprécié et sans histoires est l'objet, dans la presse sulfureuse, d'une attaque qui le condamne à la mort sociale. Il est devant ses élèves : raciste, misogyne, homophobe, sexiste. Loin de plier ou de se soumettre, Gilles Freyer va se battre et échapper à la sainte inquisition médiatique et universitaire. Blanchi par son administration, le professeur Freyer a posé un acte de résistance dans un livre :"Dénoncer et bannir". Une dénonciation argumentée du cancer idéologique d'un nouvel âge obscurantiste qui détruit notre corps social. Un témoignage exclusif !

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.