Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Lorrain de Saint Affrique (1ère partie) - Le vrai visage de Jean-marie Le Pen
Né dans une vieille famille du Rouergue au sein de la haute société protestante, Lorrain de Saint Affrique incarne l’aristocrate d’autrefois : sens aigu de la liberté, immense culture et savoir-vivre à la française. Après un début de carrière auprès de Valéry Giscard d’Estaing et Bernard Rideau à l’Élysée en 1974, cet esprit libre refuse la soumission euro-atlantiste. Le destin le conduit vers Jean-Marie Le Pen. Par un véritable coup de foudre, il place son talent au service du président du Front National et devient, pendant des décennies, son plus proche collaborateur – le dernier compagnon du Menhir.
Cette première conversation nous entraîne jusqu’à l’épisode du "détail" et aux années qui suivirent. Un parcours qui révèle un désintéressement, une lucidité et une liberté de ton rares, marque d’un esprit aristocratique aujourd’hui disparu.
Les Conversations de P-M Coûteaux - Michel Onfray - De Gaulle, son enfance, son père : une étonnante auto-analyse (1ère partie)
La chaleur de ce 18 juin m’a joué un tour : "Les Conversations étant pour la plupart enregistrées chez moi, donc passablement improvisées, un mauvais hasard voulut que, lorsque Michel Onfray arriva au milieu d’une après-midi écrasante, je prenais une douche ; ne voulant pas faire attendre plus longtemps un hôte aussi vénérable, je m’habillai à la volée, et c’est en costume de perroquet des îles que je le reçus. Aussitôt la conversation s’engagea, aisée et riche comme il y excelle, et nous reprîmes celle que nous suivons à intervalles très irréguliers depuis que, en octobre 1997, je l’avais interrogé pour France Culture sur l’un des premiers de ses quelques cent cinquante ouvrages : "Politique du Rebelle - Traité de résistance et d’insoumission". Solidement campé sur son "Ni Dieu ni Maître", il y écrivait notamment : "Voici ce qui doit être posé au-dessus de tout : la Vie. Option hédoniste". Les dispositions demeurent, certes ; mais comme les conditions ont changé ! Désormais, le doux anarchisme de la jeunesse fait face à la dislocation de tous les cadres, politiques, sociaux ou familiaux qui justifiaient jadis le Rebelle et autorisaient à l'occasion "l’option hédoniste". Le temps a passé, l’oeuvre s’est étendue, comme le cercle de ses lecteurs français ou étrangers (il est certainement l’auteur français le plus traduit), comme se sont étendues aussi ses réflexions qui le conduisent à camper désormais un souverainiste solide, prêt à dire le vrai et de la plus abrupte façon : "j’ai longtemps parlé d'une guerre civile à bas-bruit ; je retire maintenant le "bas-bruit"...). Finalement, c’est dans son enfance, dont il nous donne ici des aperçus à la fois pudiques et précis, toujours bouleversants, qu’il retrouve ses points d’appui, se livrant avec cette obsession de la vérité qui est le vrai fil-rouge de son œuvre, à une auto-analyse inattendue. De l'évocation (féroce) du Débarquement des "Anglo-saxons" dans sa Normandie natale à l’impressionnant portrait de son père (qu’un éclat d’obus de l’armée "libératrice" faillit tuer…), à la figure du général De Gaulle, devenu l’un de ses repères les plus constants, et à celle de ce père, l’homme qui ne mentait jamais, Onfray déroule ici à petites touches, quelquefois en exclusivité pour TVL, le portrait d'une enfance frugale, et comme on dit "difficile", laissant apercevoir où puise son extraordinaire besoin décrire ; une enfance sur laquelle il n’a pas fini de revenir...
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