Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux - Le secret des États-Unis selon Jacques Cheminade (1/2)

Publiée le 31/05/2026

On connait Jacques Cheminade pour ses trois candidatures à l’élection présidentielle, à l’occasion desquelles il put développer une critique trop rarement entendue du système financier international. Bien que celui-ci ait de multiples effets, souvent graves, sur notre système  politiques et sur nos vies, il ne fut guère entendu; et pourtant !  Né d’une famille auvergnate qui émigra en Argentine, très tôt passionné par les « humanités » et la vie intellectuelle, diplôme d’HEC et ancien élève de l’ENA, cet esprit indépendant, stimulé par une insatiable curiosité ( nous le suivons ici commentant des pierres préhistoriques qu’il s’amuse à collecter…), doté d’une prodigieuse culture littéraire et philosophique, n’est pas seulement l’idéaliste qu’il paraît être : optimiste de tempérament, au point d’espérer qu’existe encore une bonne Amérique, il n’en jette pas moins un regard aussi sévère que documenté sur les errances de ce que l’on n’appelle plus que par facilité «  L’Occident » . Dans cette première conversation, nous suivons la première partie de sa déjà longue vie, jusqu’à la rencontre aux Etats-Unis avec un certain Lyndon LaRouche, qui va décider de son engagement politique - rien moins qu’original… 

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Michel Onfray (2ème partie) - "Je suis judéo-chrétien"

Publiée le 02/08/2026

Michel Onfray est l’un des rares personnages qui m’intimident : l’extraordinaire agilité de son intelligence, sa très vaste érudition mise au service d'une force de travail qui ne l’est pas moins (il a déjà publié plus de 150 livres !), par dessus tout son permanent souci de la vérité, dût-il brûler ses vaisseaux pour pouvoir la dire, en font l’un des rares intellectuels français universels, capable de s’adresser à tout Français - outre qu’il est le plus traduit de nos philosophes et essayistes, son rayonnement à l’étranger faisant honneur à la France.

Dans une première conversation, il s’est livré avec beaucoup de simplicité et de confiance en nous parlant de son Père, figure marquante entre toutes, de sa mère, de son enfance dans une ferme modeste de Normandie. Nous poursuivons ici ce récit avec les années où il fut placé dans un orphelinat catholique, où le réflexe qui le fit écrire dès l’âge de 10 ans fut pour ainsi dire la clef de sa prison,  ses premiers ouvrages publiés très jeune, son refus obstiné de toute carrière universitaire, sa farouche indépendance d’esprit. Celle-ci ne fut pas mise en défaut, comme elle aurait pu l’être, lorsque, dans les premiers années du nouveau siècle ( il avait quarante ans)  l’anarchisme obstiné de ses premiers écrits fut pris comme à rebours par l’évolution de notre civilisation, laquelle révéla année après année que, tandis que s’installait une bien réelle anarchie, il découvrit assez vite  qu’il n’y avait fait pas , pour reprendre la célèbre formule soixante-huitarde, « sous les pas pavés la plage », mais au contraire « sous les pavés la barbarie ». D’autres auraient pus s‘accrocher à leurs premières fixations idéologiques : il n’en fit rien, et, analysant notre monde tel qu’il évolue, ou tel qu'il s'effondre, il engagea une véritable révolution intellectuelle qui lui permet de découvrir les plus fraîches, et les plus terribles vérités sur la profonde « décimalisation » qui prend à la gorge l’ancien libertaire. Une conversation sans fin…