Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°78 avec Hervé Juvin (2ème partie) - "Qui mourra en premier : l’Occident ou le corps des occidentaux ?"

Publiée le 22/02/2026

Attention, le contenu de cette émission est explosif. Voici l’une des Conversations les plus profondes depuis les origines de notre série voici bientôt dix ans. 

Dans une première rencontre ("Mesurons-nous le basculement du monde ?"), Hervé Juvin a dévoilé le premier de ses moteurs intimes : un immense appétit du monde, qui l’a conduit à découvrir, aussi profondément qu’il est possible ("par la peau", dit-il), un grand nombre de pays - au point d’en conseiller quelquefois les élites politiques, ou commerciales, voire les gouvernements. Nous découvrons ici son itinéraire intellectuel : ses ouvrages publiés chez Gaillard avec la complicité constante de Pierre Nora et Marcel Gauchet, son passage au Parlement européen (Groupe RN), les axes majeurs de son mouvement politique, les "Localistes", d’une grande actualité en cette période d’élections municipales,  pour en arriver à ce que sont à ses yeux les grandes questions du jour, toutes d’ordre écologique : la désertification de la France, le progressif empoisonnement des sols, la fin de l’agriculture artisanale qui fit l’humus de l’agriculture (et même de la culture française en son sens le plus large), la prise du pouvoir dans notre alimentation des consortiums allemands et états-uniens de l’agro-chimie, les atteintes au corps humain qui deviennent peu à peu irréversibles quand le corps de l’homme moderne, abandonné aux saccages de la restauration rapide devenue empoisonnement rapide, est littéralement gangrené par la chimie. Écoutons Juvin : l’avenir de l’Occidental est l’obésité, le diabète généralisé, l’infertilité et la dépopulation, les cancers précoces, les maladies dégénératives etc. Ecoutons aussi la réponse de cet ancien élu RN quand je lui pose cette question : que pense Marine Le Pen de tout cela ? Succulent… En revanche, quelles perspectives politiques s’ouvrent aux authentiques Conservateurs tels qu’a entrepris de les réunir le "Nouveau Conservateur" ! 

Il est vivement conseillé aux fidèles des Conversations de suivre celle-ci, qui ouvre des abysses d’inquiétudes - ou d’effroi. En un mot, Juvin nous pose une drôle de question : qui va disparaitre le plus vite, l’Occident politique et ses délires ou… le corps même des Occidentaux ?

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Hervé Juvin n°77 (1ère partie) - Mesurons-nous les effets du basculement du monde ?

Publiée le 08/02/2026

Voici trois ans, Hervé Juvin, alors député européen au Parlement européen, prononça devant le Cercle Eleuthéria une conférence sur l’Inde moderne. Je fus frappé par l’extraordinaire curiosité avec laquelle il avait plongé dans ce pays et l’avait appris dans sa profondeur ; plus frappé encore quand je découvris que ce Breton attiré par les grands voyages connaissait tout aussi profondément d’autres pays du monde, la Chine aussi bien que le Mozambique, puis d’autres pays encore, asiatiques ou africains - tout cela aussi bien pour nourrir ses ouvrages d'ordre philosophique (plusieurs sont publiés chez Gallimard sous les auspices de son ami Marcel Gauchet), que pour ses activité de conseil international. Il fréquente ainsi élites et gouvernements, leurs prodiguant des conseils, principalement en matière agricole, toujours inspirés par la connaissance intime des civilisations  - "par la peau" comme il aime à dire. Dans cette première conversation, il relate son enfance bretonne, son attrait pour le grand large, ses découvertes : on apprend qu’il ne faut pas traiter avec des dirigeants ou hommes d’affaires chinois comme on traite avec des Indiens, ou des Africains de l’Est, et par-dessus tout, combien de promesses recèle le monde, qui a basculé sous nos yeux, sans que nos contemporains ne s’en rendent compte, dans une distribution entièrement neuve de la puissance politique et économique à travers - de la puissance culturelle aussi, ce qui pourrait bien rebattre les cartes dans les décennies à venir. A coté de cet homme stupéfiant d’érudition et d’ouverture, combien minuscules paraissent nos "élites" europhiles (dont il a vu quelques échantillons au Parlement européen...) qui, enfermés dans la vieille gangue euro-atlantique, ne voient plus le monde et ses rivages neufs - ils ont perdu la "richesse des mondes"...