Passé Présent
Passé-Présent avec Christophe Carichon - Le Levant 1941 : la fracture française
Juin 1940. Tandis que la France s'effondre, que l'armistice est signé, que commence l'Occupation, une autre guerre commence au Levant. Une guerre que l'on a occultée, que l'on a préféré oublier. Une guerre français contre français. Syrie, Liban : ces territoires sous mandat français depuis 1920 deviennent le théâtre d'affrontements d'une violence fratricides. En juin-juillet 1941, Français libres contre vichystes s'entre-tuent sur les pentes du djebel et dans les rues de Damas. Des hommes qui ont fait Saint-Cyr ensemble, qui ont combattu côte à côte au Maroc, se retrouvent face à face, arme au poing. Mers-el-Kébir, Dakar, la Syrie : jamais depuis 1815 des Français ne s’étaient battus contre des Français. Et pourtant, cette page d'histoire reste largement méconnue.
Dans cette tourmente, des hommes ont dû choisir. Choisir entre la légalité et la légitimité. Entre l'obéissance au gouvernement de Vichy et la fidélité à une certaine idée de la France. Un choix déchirant qui engageait leur honneur, leur vie, et celle de leurs hommes.
L'un d'eux s'appelait Harry de Villoutreys. Officier de cavalerie, issu de la noblesse angevine, il fut l'un des tout premiers Français libres. Son histoire éclaire cette guerre oubliée du Levant, ses combats fratricides, et aussi les prémices du nationalisme arabe qui ensanglante aujourd'hui encore le Proche-Orient. Pour nous raconter ce destin exceptionnel et cette histoire occultée, "Passé-Présent" reçoit Christophe Carichon, auteur de "Harry de Villoutreys, le Compagnon du Levant", paru chez Via Romana.
Passé Présent - Comment Staline a trahi les Républicains espagnols
Juillet 1936. L’Espagne s’enfonce dans la guerre civile. Pendant trois ans, le monde entier va regarder ce pays s’embraser, convaincu d’assister à un combat entre la démocratie et le fascisme. Mais la réalité est tout autre, il se passe autre chose en Espagne – que l’historiographie a longtemps occulté.
Derrière les gouvernements du Front populaire, une puissance étrangère prend progressivement le contrôle de tout : les finances, l’armée, la police. Cette puissance, c’est l’URSS de Staline. Ses agents du NKVD opèrent sur le sol espagnol avec leurs propres prisons secrètes, hors de tout contrôle républicain. Et pendant que la guerre contre Franco continue, une autre guerre se déroule en même temps, à l’intérieur même du camp révolutionnaire – les communistes staliniens en train d’éliminer méthodiquement leurs propres alliés : anarchistes ou socialistes.
C’est ce que démontre l'invité de Passé/Présent, Michel Festivi dans l’un de ces derniers livres intitulé « Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine », paru aux éditions Dualpha.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :