Passé Présent
Passé-Présent avec Christophe Carichon - Le Levant 1941 : la fracture française
Juin 1940. Tandis que la France s'effondre, que l'armistice est signé, que commence l'Occupation, une autre guerre commence au Levant. Une guerre que l'on a occultée, que l'on a préféré oublier. Une guerre français contre français. Syrie, Liban : ces territoires sous mandat français depuis 1920 deviennent le théâtre d'affrontements d'une violence fratricides. En juin-juillet 1941, Français libres contre vichystes s'entre-tuent sur les pentes du djebel et dans les rues de Damas. Des hommes qui ont fait Saint-Cyr ensemble, qui ont combattu côte à côte au Maroc, se retrouvent face à face, arme au poing. Mers-el-Kébir, Dakar, la Syrie : jamais depuis 1815 des Français ne s’étaient battus contre des Français. Et pourtant, cette page d'histoire reste largement méconnue.
Dans cette tourmente, des hommes ont dû choisir. Choisir entre la légalité et la légitimité. Entre l'obéissance au gouvernement de Vichy et la fidélité à une certaine idée de la France. Un choix déchirant qui engageait leur honneur, leur vie, et celle de leurs hommes.
L'un d'eux s'appelait Harry de Villoutreys. Officier de cavalerie, issu de la noblesse angevine, il fut l'un des tout premiers Français libres. Son histoire éclaire cette guerre oubliée du Levant, ses combats fratricides, et aussi les prémices du nationalisme arabe qui ensanglante aujourd'hui encore le Proche-Orient. Pour nous raconter ce destin exceptionnel et cette histoire occultée, "Passé-Présent" reçoit Christophe Carichon, auteur de "Harry de Villoutreys, le Compagnon du Levant", paru chez Via Romana.
Passé-Présent avec Cédric de Fougerolles - Janusz Radziwill, la raison et l'honneur
Dans cette émission nous remontons le temps jusqu'à une Pologne rayée de la carte, partagée entre trois empires – et nous suivons la trajectoire d'un homme né du mauvais côté de la frontière, à Berlin, en 1880 : le prince Janusz Radziwill. Héritier d'une des plus vieilles familles aristocratiques d'Europe, il devient pourtant l'un des artisans discrets de la renaissance polonaise de 1918, avant de traverser, sans jamais plier, les deux totalitarismes du siècle – interrogé par Beria à la Loubianka, reçu par Göring à Berlin. Une vie qui aurait dû finir en exil doré à Londres ou à Madrid. Elle s'achève à Varsovie, sous surveillance communiste, par choix. Cette histoire, largement méconnue en France, vient de paraître chez les éditions Lacurne, sous la plume de l'historien polonais Jaroslaw Durka. Pour en parler nous recevons son éditeur, Cédric de Fougerolles.
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