Passé Présent

Passé-Présent avec le général Philippe Sidos : Soviétiques et Américains : échecs en Afghanistan

Publiée le 07/01/2026

L'histoire de l'Afghanistan est d'abord une histoire militaire, l'histoire d'un pays constamment impliqué dans des conflits en raison d'invasions étrangères ou de luttes de pouvoir. C'est l'histoire d'une nation qui lutta pour imposer son indépendance face à d'autres puissances expansionnistes. Son unité et la puissance de sa réputation guerrière s'établirent dans ses luttes depuis le XVIIIème siècle. Les réactions de la population afghane, véritable mosaïque de communautés et de tribus, furent à la fois variées et empreintes de fierté territoriale. Mais surtout, l'histoire militaire de l'Afghanistan aux XIXème et XXème siècles s'est trouvée au cœur des rivalités stratégiques entre l'Empire tsariste et l'Empire britannique, puis entre l'URSS et les Etats-Unis, qui ont voulu y reconstruire un Etat viable et y conduire une "guerre contre le terrorisme".

Les résultats furent systématiquement mitigés et, si les envahisseurs y ont démontré de belles qualités militaires et remporté nombre de succès tactiques, aucun n'a pu vouloir s'imposer au "royaume de l'insolence" et vaincre ses fiers défenseurs.

Pour cette 2ème partie "Passé-Présent" retrouve le général Philippe Sidos, auteur de "Les guerres d'Afghanistan" (Perrin/Ministère des Armées) qui y a servi à plusieurs reprises, raconte avec brio les guerres d'Afghanistan, successivement impériales, coloniales et idéologiques : tour à tour menées par les Britanniques au XIXème siècle dans le cadre du Grand Jeu, par les Soviétiques à partir de 1979, puis par les Américains à partir de 2001.

Passé-Présent avec Cédric de Fougerolles - Janusz Radziwill, la raison et l'honneur

Publiée le 22/07/2026

Dans cette émission nous remontons le temps jusqu'à une Pologne rayée de la carte, partagée entre trois empires – et nous suivons la trajectoire d'un homme né du mauvais côté de la frontière, à Berlin, en 1880 : le prince Janusz Radziwill. Héritier d'une des plus vieilles familles aristocratiques d'Europe, il devient pourtant l'un des artisans discrets de la renaissance polonaise de 1918, avant de traverser, sans jamais plier, les deux totalitarismes du siècle – interrogé par Beria à la Loubianka, reçu par Göring à Berlin. Une vie qui aurait dû finir en exil doré à Londres ou à Madrid. Elle s'achève à Varsovie, sous surveillance communiste, par choix. Cette histoire, largement méconnue en France, vient de paraître chez les éditions Lacurne, sous la plume de l'historien polonais Jaroslaw Durka. Pour en parler nous recevons son éditeur, Cédric de Fougerolles.