Zooms

Zoom - Bruno Lafourcade : Psychologie du parasite institutionnel

Publiée le 22/09/2020
"L'islam a fait des blanches de l'hyper-classe les ennemies des mâles blancs", "On devrait vivre en permanence les yeux écarquillés tant la réalité est stupéfiante", "Nous sommes tous des petits-bourgeois planétaires"... voilà pêle-mêle un aperçu de la pensée de Bruno Lafourcade, romancier, essayiste et chroniqueurs à la revue "Eléments". Dans son ouvrage "Les cosaques et le Saint-Esprit", en référence au dernier mot de Bloy à la fin de son journal, l'auteur dresse le portrait de la France et de sa situation politique, sociale et culturelle en s'attaquant aux "horsolistes", aux "terroristes de proximité" qui saturent les écrans de télévision et inondent les réseaux sociaux.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.