Zooms
Zoom - Frédéric Angleviel : Nouvelle-Calédonie : une indépendance inéluctable ?
Le 13 mai 2024, la commission des lois de l'Assemblée nationale approuve la loi sur le dégel partiel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Le regroupement informel fondé par le parti indépendantiste Union calédonienne, dresse dans la nuit des barricades, multiplie les pillages, les incendies et des destructions de bâtiments. Durant deux semaines, les émeutiers sont difficilement maintenus par les différentes forces de l'ordre qui entreprennent ensuite de ramener l'ordre républicain. La conflictualité continue alors dans le grand Nouméa. Après quatre mois d'affrontements, onze décès, l'abandon du projet de dégel, l'arrestation des principaux activistes et l'élection d'Emmanuel Tjibaou en tant que député permettent le retour aux négociations. Pour Frédéric Angleviel, professeur honoraire des universités en histoire contemporaine et auteur de "Nouvelle-Calédonie 2025 - Après la crise insurrectionnelle de mai-juillet 2024, quel avenir ?", les élus calédoniens, avec l'arbitrage de l'Etat républicain, ont désormais l'obligation de trouver un "accord global" permettant de refonder le vivre ensemble calédonien.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :