Zooms

Zoom - Frédéric Rouvillois : Un polar au cœur du triste milieu universitaire

Publiée le 03/02/2021
"Nous sommes à Paris, en juin, deux ans après la pandémie du Covid. Et tout débute avec la découverte d'un cadavre...". C'est ainsi que commence le nouveau roman de Frédéric Rouvillois : "Un mauvais maître". Le commissaire Lohmann mène l'enquête dans le monde universitaire, un milieu feutré où règne l'entre-soi, le conformisme et la bien-pensance. Professeur de droit constitutionnel renommé, Frédéric Rouvillois profite de ce roman policier réac et raffiné pour régler ses comptes avec ce petit monde, ce petit monde select où l'on n'entre pas sans peine. "Un mauvais maître" est un polar écrit d'une plume légère mais de main de maître !

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.