Zooms

Zoom - Gaël Brustier : Fin du monde : quelle réponse politique ?

Publiée le 12/03/2024

Il fallait le politologue Gaël Brustier pour dépeindre la réalité de notre monde déboussolé, pour établir le véritable bilan des confinements pandémiques, des périls écologiques, des trucages politiques, des oppressions économiques, des violences gratuites, des attentats terroristes, des conflits mortifères, des abîmes du vide spirituel, des enfers des paradis artificiels. L'auteur démasque un à un les faux prophètes de malheur pour nous montrer combien la seule urgence qui sauve est de renouer avec la sagesse des Anciens. Prenant à juste hauteur l’histoire, l'ouvrage de Gaël Brustier, "Les analphabètes au pouvoir", nous donne enfin de l’air.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.