Zooms
Zoom - Ghislain Benhessa : Référendum : la procédure qui les terrifie
"Une satisfaction immense : il n'y aura pas de référendum sur l'immigration !". Cette déclaration de Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes, illustre bien le mépris des élites pour le peuple, cette masse de "sans dents", jugée trop bête pour décider pour elle-même. Avec son ouvrage "Le référendum impossible - Comment faire taire le peuple", Ghislain Benhessa, docteur en droit public et avocat, remet les pendules des technocrates à l'heure démocratique. Le dernier référendum remonte à 18 ans et son résultat a été trahi par ceux qui sont censés nous représenter. Depuis, plus rien. L'article 3 de notre Constitution indique pourtant que "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants ET par la voie du référendum". Le référendum serait-il devenu un accessoire ? Pourquoi nos présidents freinent-ils des quatre fers devant LA procédure la plus démocratique qui soit ? De De Gaulle à Macron et ses vingt 49-3, Ghislain Benhessa montre comment nos dirigeants ont peu à peu creusé la tombe du référendum. Un viol de la souveraineté des Français qui ne choque plus personne...
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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