Zooms

Zoom - Guillaume Bigot : Pourquoi il faut virer le parti de l'étranger

Publiée le 01/12/2020
Toute aristocratie connaît trois âges successifs, comme l'avait vu Chateaubriand :"l'âge des supériorités, l'âge des privilèges et l'âges des vanités ; sortie du premier, elle dégénère dans le second et s'éteint dans le troisième". Dans son dernier ouvrage "Populophobie - Pourquoi il faut remplacer la classe dirigeante française", Guillaume Bigot, politologue et chroniqueur sur CNews, compare la France d'aujourd'hui à celle de 1789. Le roi s'appuie sur une noblesse de robe (la haute fonction publique) et d'épée (les capitalistes). Un néoclergé médiatique et culturel prie pour la construction européenne, les migrants et la sauvegarde du climat. Formant l'immense base de cette échelle matérielle et symbolique, un tiers état salarié pâtit de la mondialisation... A quand la Révolution du peuple ?

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.