Zooms

Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !

Publiée le 12/01/2026

On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".

En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.

Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre  plus que jamais d’actualité.

Zoom - Marsault : La politique française passée (cruellement) à la machine à laver

Publiée le 04/11/2026

Dessinateur autodidacte, connu pour BREUM et son personnage Eugène, Marsault revient avec "La France de gauche à droite". Un ouvrage qui, prévient Eugène, pourrait bien heurter les âmes sensibles. L’auteur le garantit d’ailleurs totalement dépourvu de la moindre bienveillance. Le mot d’ordre est donné : pas de quartier !
En quarante portraits au vitriol et souvent hilarants, Marsault distribue les coups et touche ses cibles. Profs, politiciens, boomers, féministes, juifs et antisémites : personne ne semble à l’abri. Les artistes de gauche comme de droite ont eux aussi droit à leur règlement de comptes. Au fil des pages, une conviction se dessine : seuls les esprits rebelles trouvent grâce à ses yeux. Ceux qui refusent les conformismes, les postures et les vérités obligatoires.
Se déclarant « accélérationniste », Marsault assume son désir de voir "tout cramer". Avec l’espoir, affirme-t-il, que nos peuples puissent revenir sur des bases nouvelles et saines.