Zooms

Zoom - Laurent Cassiau-Haurie : Insécurité : la police pour empêcher une guerre civile ?

Publiée le 01/02/2024

Les idéologues sont perdus, rien ne pourra les faire changer. Au gauchisme et au progressisme s'ajoutent de nouveaux virus qui fracturent un peu plus la société : le wokisme, l’européisme, sans oublier le “traitrisme”, le “nullisme” et le “mensongisme” ont pris le pouvoir et détruit le bon sens. Il n’y a plus de France charnelle mais un ensemble administratif composé d’individus, homo économicus et consommateurs, variable d’ajustement du village monde ouvert au tout business. La France s’enfonce inlassablement dans un silence coupable, menée par une élite complice. Le peuple semble tombé dans une résignation et un fatalisme injustifiables mais bien pilotés.

Dans son ouvrage "Qu'est-ce que vous n'avez pas compris", l'ancien commandant de police, Laurent Cassiau-Haurie, tente d’ouvrir les yeux de ceux qui vivent dans le déni face à l'insécurité, première étape d’un sursaut inéluctable sous peine de transformation, de disparition ou de relégation. 

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.