Zooms

Zoom - Marie-Jo Gacek : Parents si on parlait de sexualité ?

Publiée le 02/09/2020
Marie-Jo Gacek est conseillère conjugale et familiale. Diplômée en psychologie et certifiée en sexologie clinique de l'université de Genève, elle est également conférencière et formatrice. Elle publie "Parents si on parlait de sexualité - Construire son éthique sexuelle". Il est parfois difficile en tant que parents d’aborder le thème de la sexualité avec ses enfants. Pourtant dans notre société connectée et hyperérotisée où le sexe et la pornographie sont omniprésents, il apparaît indispensable que les parents réalisent une éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EARS) qui correspond à leurs valeurs. Pour ce faire, il convient dans un premier temps de construire sa propre éthique sexuelle, c’est-à-dire de réfléchir à ce qu’est la sexualité humaine et à la manière dont on pense et choisit de vivre la relation charnelle. Les différents thèmes abordés dans cet ouvrage de façon théorique, mais aussi pratique grâce à des ateliers de réflexion offriront de nombreuses pistes aux parents pour élaborer cette éthique.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.