Zooms

Zoom - Nikita Krivochéine : Mes souvenirs de prisonnier du KGB

Publiée le 08/06/2021
Nikita Krivochéine est l'un des derniers survivants du goulag. Dans son ouvrage "Des miradors à la liberté", il raconte son arrestation par les autorités soviétiques en 1957. Jugé coupable d'avoir envoyé au journal Le Monde une chronique sur l'intervention soviétique en Hongrie, il est enfermé à la Loubianka, le siège du KGB, où il subira des interrogatoires pendant 8 mois. Il est ensuite envoyé dans le camp du Doubravlag en République de Mordovie, camp dit de "rééducation par le travail"... Plus de 60 ans après les faits, Nikita Krivochéine exhorte le gouvernement russe à décrire le récit des crimes commis par les communistes.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.