Zooms

Zoom - Olivier Babeau - Désordre numérique : tous esclaves des algorithmes

Publiée le 01/10/2020
Le confinement a signé le triomphe des technologies numériques ! Technologies qui devaient mener à un monde unifié et égalisé mais le bien-être matériel objectif va curieusement de pair avec une sourde angoisse et même un désespoir. Dans son ouvrage "Le nouveau désordre numérique - Comment le digital fait exploser les inégalités", l'économiste Olivier Babeau, fondateur de l'institut Sapiens, pointe les dérives du numérique : le monopole de quelques multinationales toutes puissantes, l'explosion des inégalités et l'affaiblissement des démocraties. Face au risque de voir émerger de nouveaux épisodes totalitaires bien plus redoutables que ceux du XXème siècle, l'auteur propose la bataille de l'autonomie pour reprendre le contrôle de soi !

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.