Zooms

Zoom - Patrick Buisson : Vatican II, Macron, Islam, Zemmour, Le Pen... il dit tout !

Publiée le 29/05/2021
En 2016, son essai intitulé "La cause du peuple" a marqué les esprits. Cinq ans plus tard, Patrick Buisson publie le premier tome d'une somme qui s'annonce magistrale : "La fin d'un monde". Dans un livre riche et dense, le politologue part d'un postulat : depuis les années 60, notre société est décadente. Et toute la question est de savoir comment nous en sommes arrivés là. Patrick Buisson évoque l'année charnière de 1964 avec ce qu'il appelle "le krach de la foi" sous l'impulsion fatale du concile Vatican II, puis de la déchéance du pater familias, la fin des paysages, la destruction de l'environnement, de l'autorité, de la verticalité. Dans un entretien souvent rugueux et âpre, Patrick Buisson répond au reproche de mettre trop l'accent sur la transformation des mœurs et des croyances plutôt que sur le "Grand Remplacement" de la population française. Il s'en explique et évoque l'Islam, Macron, Zemmour et le RN. Un entretien événement qui va faire réagir !

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.