Zooms

Zoom - Paul Sugy : "La révolution antispéciste mène à l'extinction de l'homme !"

Publiée le 10/06/2021
Le sujet est explosif et l'ouvrage est magistral... Paul Sugy, journaliste au Figaro évoque la révolution antispéciste dans "L'extinction de l'homme". L'auteur rappelle que la défense de la cause animale est légitime, mais que l'antispécisme est une dérive dont le schéma idéologique est extrêmement similaire à celui du marxisme. Pour Paul Sugy, "les animaux sont les nouveaux prolétaires de substitution du XXIème siècle !". Le journaliste approfondit son analyse en s'intéressant aux raisonnements des penseurs de l'antispécisme. Derrière les projets farfelus : scolarisation des animaux, suppression de la prédation au sens du monde animal... se cachent des propositions choquantes : transfert des expériences scientifiques des animaux aux humains handicapés (Singer) ou zoophilie (Haraway). Paul Sugy prévient solennellement : avec l'antispécisme, il ne s'agit de rien d'autre que de remettre en cause la dignité supérieure de la vie humaine. L'antispécisme est un réquisitoire contre l'homme. Nous voilà prévenus !

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.