Zooms

Zoom - Piero San Giorgio : La guerre contre la Russie est le dernier refuge de Macron

Publiée le 30/03/2024

Depuis une vingtaine d’années, l’essayiste Piero San Giorgio travaille sur les ressorts du survivalisme. Après des conseils pratiques pour se préparer au pire, de l’effondrement économique à la catastrophe nucléaire en passant par la guerre civile, le tome I de "Survivre à la Peur", aux éditions Culture et Racines (disponible ici https://boutiquetvl.fr/tous-les-livres/piero-san-giorgio-survivre-a-la-peur-tome-1 ), revient sur un autre aspect non moins capital de la résilience : la maîtrise de soi face à la peur.

Après des années particulièrement difficiles, avec la crise financière et la pandémie, c’est désormais l’ombre de la guerre qui plane sur les peuples européens. Dans ce contexte, nos dirigeants politiques, Emmanuel Macron au premier chef, instrumentalisent allègrement les peurs pour soumettre les populations en les sidérant. Piero San Giorgio propose au lecteur de plonger dans ses failles pour dompter son anxiété, son stress et ses angoisses et reprendre pleinement possession de ses moyens.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.