Zooms

Zoom - Véronique Bouzou : Vers un monde sans profs !

Publiée le 18/04/2024

Véronique Bouzou, professeur de français en région parisienne, a suscité un vif débat en publiant un livre-choc : "Ces profs qu’on assassine". Elle revient avec un nouvel ouvrage de fiction largement inspiré de son expérience personnelle, "Un monde sans profs". Tout commence sur ce constat : la France est à l’arrêt pour une durée indéterminée. Une seule question se pose : pour quelle raison ? Une seule certitude : tout a commencé dans une salle de classe.

Véronique Bouzou décrit un monde enseignant confronté à l’insécurité, l’entrisme islamiste, l’invasion de la théorie du genre, le harcèlement sur les réseaux sociaux, les mesures sanitaires disproportionnées, des salaires trop faibles, la pression de certains parents ou bien encore l’arrivée de l’intelligence artificielle. Les défis ne manquent pas. L’école n’est finalement que le miroir de notre société, et c’est surtout le "politiquement correct" qui a tué la vocation d’enseignant.

Ce livre s’adresse aux professionnels de l’éducation mais aussi aux parents et aux élèves. En vérité, à tous ceux qui refusent que l’on s’achemine inéluctablement vers… un monde sans profs.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.