Zooms

Zoom - Vincent Coussedière : Le pari de repenser l'assimilation

Publiée le 08/04/2021
Vincent Coussedière est un de nos philosophes les plus en vue. Et il publie "Eloge de l'assimilation - Critique de l'idéologie migratoire". Un véritable tabou pèse aujourd'hui sur la notion d'assimilation des étrangers, tabou qui a conduit nos élites à l'abandonner au profit de notions plus "politiquement correctes" comme l'intégration ou l'inclusion. En rupture avec les critiques radicales dont elle est l'objet, Vincent Coussedière prend le parti de réhabiliter la tradition française d'assimilation. Le philosophe veut montrer qu'elle n'est pas une option politique parmi d'autres mais qu'elle est la condition même de la démocratie, son fondement impensé. Le philosophe ouvre le débat et répond à ceux qui affirment que l'assimilation n'est ni bonne, ni mauvaise, mais impossible !

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.