Zooms

Zoom - Xavier Raufer : A qui profite le djihad ?

Publiée le 12/04/2021
Xavier Raufer est un criminologue reconnu internationalement. Dans son ouvrage "A qui profite le djihad ?", il apporte la preuve que tous les attentats terroristes islamistes sont pensés et préparés avec une forte logistique, qui écarte d’office l'explication de l'acte isolé d’un déséquilibré. L'auteur va aussi à l'encontre de la réflexion des services de renseignements américain, trop souvent manichéens, mettant en lumière la stratégie indirecte de certains pays du Moyen-Orient qui peuvent jouer plusieurs rôles en même temps ou successivement, dans l'organisation du djihad armé. Fondé sur des documents inédits émanent des services secrets, le livre de Xavier Raufer révèle comment les Etats emploient la terreur comme une arme d'agression ou de dissuasion. Un tableau saisissant des guerres clandestines à l'échelle planétaire.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.