Zooms

Zoom - Xavier Raufer : Emeutes, bandes, zones hors-contrôle : le cancer français

Publiée le 08/03/2021
Depuis plusieurs semaines, les émeutes et affrontements entre bandes de « jeunes » font les gros titres de la presse. Pourtant, le phénomène est loin d’être nouveau. Il est la démonstration de la prise de contrôle de quartiers, majoritairement en périphérie des grandes villes, par des criminels trafiquants en tout genre. Le criminologue Xavier Raufer dresse le diagnostic d’une France abandonnée par l’Etat et propose des traitements de choc impossibles à administrer par l’actuel premier flic de France Gérald Darmanin, prompt à bomber le torse sans pour autant avoir les moyens d’agir, à à peine plus d’un an de la présidentielle.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.