Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - L'épopée des zouaves pontificaux
Rome, le 21 septembre 1870, il est 10 heures du matin et le soleil est déjà bien haut dans le ciel de la ville éternelle. Une petite troupe armée est alignée devant le Vatican, pour un dernier défilé. D’une fenêtre du Palais, le Saint-Père leur adresse sa bénédiction. La colonne se met en marche pour sortir de Rome pour la dernière fois. Au combat, ces hommes n’ont rien lâché et les honneurs leur sont rendus par la troupe italienne. Résonne alors pour la dernière fois le cri de guerre "Vive Pie IX, Vive notre Roi". Puis ils sont désarmés. Les derniers à se séparer de leurs armes sont des soldats parlant français, vêtus d’un drôle d’uniforme, d’une veste-boléro bleue, décorée d’arabesques rouges tressées, et d’un pantalon arabe très large, le sarouel, ces soldats sont les zouaves pontificaux. Pour découvrir qui étaient ces soldats du pape, Guillaume Fiquet reçoit Antoine Bruneau, auteur de "Frédéric de Saint-Sernin - Zouave au service du Pape Roi" paru aux éditions Jourdan.
Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?
Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.
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