Les Conversations

Les Conversations avec Anne Coffinier : Tout reprendre par l'école

Publiée le 01/05/2022
Le parti national est aujourd’hui défait, ce qui arriva souvent au long de notre Histoire. Mais il se relève toujours, tôt ou tard, par la grâce du renouvellement des générations, ou par les diverses voies de la transmission, grâce auxquelles le feu ne meurt pas. Constatant que l’Ecole, la plus puissantes de ces voies, se trouve aujourd’hui durablement grippée, Anne Coffinier, maître en histoire, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure puis de l’ENA, enseignante et diplomate, a défriché depuis 20 ans les voies d’une Ecole nouvelle, vouée à la transmission des fondements de notre civilisation. En 2002, elle crée "Créer son Ecole", puis en 2008, la "Fondation pour l’école" (reconnue d’utilité publique) qui contribue puissamment à la rénovation du système éducatif français en développant la liberté scolaire, favorisant notamment la création d’écoles privées hors contrat, restaurant leurs programmes scolaires, aidant les écoles dites indépendantes, ou les Ecoles "privées hors contrat". Son succès est phénoménal. Cette femme, d’une énergie hors pair, qui a davantage fait à elle seule que n’importe quel ministre ou parti politique pour préserver les chances de la France, raconte ici un parcours, extraordinairement riche, semé d’embûches, mais qui a su redonner à notre civilisation l’une de ses plus sûres promesses de pérennité.

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Michel Onfray (2ème partie) - "Je suis judéo-chrétien"

Publiée le 02/08/2026

Michel Onfray est l’un des rares personnages qui m’intimident : l’extraordinaire agilité de son intelligence, sa très vaste érudition mise au service d'une force de travail qui ne l’est pas moins (il a déjà publié plus de 150 livres !), par dessus tout son permanent souci de la vérité, dût-il brûler ses vaisseaux pour pouvoir la dire, en font l’un des rares intellectuels français universels, capable de s’adresser à tout Français - outre qu’il est le plus traduit de nos philosophes et essayistes, son rayonnement à l’étranger faisant honneur à la France.

Dans une première conversation, il s’est livré avec beaucoup de simplicité et de confiance en nous parlant de son Père, figure marquante entre toutes, de sa mère, de son enfance dans une ferme modeste de Normandie. Nous poursuivons ici ce récit avec les années où il fut placé dans un orphelinat catholique, où le réflexe qui le fit écrire dès l’âge de 10 ans fut pour ainsi dire la clef de sa prison,  ses premiers ouvrages publiés très jeune, son refus obstiné de toute carrière universitaire, sa farouche indépendance d’esprit. Celle-ci ne fut pas mise en défaut, comme elle aurait pu l’être, lorsque, dans les premiers années du nouveau siècle ( il avait quarante ans)  l’anarchisme obstiné de ses premiers écrits fut pris comme à rebours par l’évolution de notre civilisation, laquelle révéla année après année que, tandis que s’installait une bien réelle anarchie, il découvrit assez vite  qu’il n’y avait fait pas , pour reprendre la célèbre formule soixante-huitarde, « sous les pas pavés la plage », mais au contraire « sous les pavés la barbarie ». D’autres auraient pus s‘accrocher à leurs premières fixations idéologiques : il n’en fit rien, et, analysant notre monde tel qu’il évolue, ou tel qu'il s'effondre, il engagea une véritable révolution intellectuelle qui lui permet de découvrir les plus fraîches, et les plus terribles vérités sur la profonde « décimalisation » qui prend à la gorge l’ancien libertaire. Une conversation sans fin…